Molly dit

La clope qui m’arrache le cœure. La clope qui me prend, qui entre dans ma tête et qui fait disparaître le temps et l’espace. Qui me cours par les veines, par le cerveau, par mes doigts, et par mes yeux qui voient tout. Je vois la musique qui se propage dans l’air, qui remplit la chambre par les vibrations qui sont partout. Le 16bit m’affranchit de ma vie et ouvre des nouvelles dimensions. Le 16bit qui traverse tout mes organes, entre par les oreilles et ressort par mes sourcils, par mes ongles, par mes orteilles, par ma poche et se retrouve en dehors de mon corps. Il remplit la chambre et l’envahit. Il envahit tous les objets. Les affiches, le cendrier, les livres sur l’étagère, la carte étudiante qui m’a servi pour couper la drogue. Sur cette vieille carte à moi on voit un visage jeune de 14 ans qui connaissait rien à la vie mais là, il la ressent. Ce vieux visage d’enfance se meut pour le rythme de la musique et sais ce qui se passe dans un monde caché. Cet univers, caché derrière nos sens, il sait tout ce qu’on ne sait pas. Il connaît les ondes d’un monde non visuel, un monde régi par les sons. Il le connaît et il bouge sa tête pour le rythme de la musique. Cette tête connaît plus que nous, il ressent totalement une chose à laquelle on n’a accès que par le MDMA.